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C'est avec tristesse et colère que j'émets ce billet 

Je vais bien, pas de dégâts chez moi, mais la crise d’angoisse ne passe pas… 

La nature reprend le dessus de ce que l'homme a détruit. Une DESOLATION, un noeud énorme à l'estomac, une grosse boule à la gorge quand on voit les dégâts de cette « tempête », je dirais même raz de marée ou tsunami. 

Nous avons passé une nuit blanche de samedi à dimanche, et le dimanche à 10 h l’électricité était revenue. Ouf c’est fini nous nous sommes dis et j’ai même donné de bonnes nouvelles à des bloggeuses qui avaient déjà pris de mes nouvelles. Mais nous ne savions pas l’ampleur des dégâts, les inondations, les bateaux éventrés, échoués, sans parler des pauvres gens disparus tragiquement. 

Re coupure à 13 h ce dimanche 28 février jusqu’à aujourd’hui 13 h. Internet ce soir à 18 h… Nous sommes malgré tout en 2010, heu… avant ou après J.C. ? 

Elle aurait pu être évitée ? Non je ne pense pas, on ne peut rien contre les phénomènes naturels mais au moins on aurait pu éviter les décès d'êtres humains auxquels on avait dit de se barricader chez eux. On aurait dû les évacuer au lieu de les parquer dans une machine à laver. 

Alerte rouge jamais arrivée en Vendée, pourquoi aucun moyen d’évacuation n’a-t-il pas été mis en place… Ah les élections sûrement très importantes, à qui va gagner le plus… Et la vie des gens et des animaux on en fait quoi ? 

L’homme construit en bordure de mer sans se préoccuper des drames que ça peut engendrer. Il y a même un lotissement qui est en train de se monter à quelques pas de cette ville à moules qu’est l’Aiguillon sur mer. 

Un endroit où nous aimons nous promener avec mon mari et aller aux coquillages lors des grandes marées… Vous vous rappelez les moules dans le tee-shirt de Papounet ? Voilà, cet endroit désertique bloqué par une digue non efficace. http://mamounette85.canalblog.com/archives/2009/03/03/12795256.html

 

La Faute sur mer où des parents confiseurs glaciers ont trouvé la mort le 26 décembre 2004 lors du tsunami en Asie, et ça continue !

Ensuite, Bourgenay notre port d’attache, un bateau usine surnommée la goulue qui est en place tous les ans pour aspirer le sable à l’entrée du port. Cette machine s’est décrochée et à démonter des pontons où les bateaux sont amarrés, les pompes à essence se sont retrouvées en sens opposé, les pierres projetées sur les petits dériveurs appartenant à une association de jeunes mousses. 

A Jard sur mer, un bateau éventré, le propriétaire n’a plus que ses yeux pour pleurer, il ne reste rien ! Les annexes qui aident les gens à se rendre à leur bateau ont été soulevées et fracassées… 

Aux Sables d’Olonne la mer a détruit une partie de la digue qui va sur la route et où des milliers de promeneurs aiment déguster une glace à cet endroit…Y en a plus ! 

Je peux vous assurer que nous avons les larmes aux yeux, les sanglots sont noués dans la gorge. 

Merci de tout cœur à celles qui m’ont envoyé sms, mails.

Port de Bourgenay

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Les pompes à essence arrachées

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Jard sur mer 

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le voilier a été soulevé par la mer sur le bout de la digue

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éventré 

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La Tranche sur Mer

le parking soulevé, disparu, broyé

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