La première fois que l'on m'a proposé de déguster ces petites choses j'ai eu un haut le coeur mais pour faire bonne mine j'ai osé franchir le pas et je ne regrette pas !

Pour une occasion festive une entrée originale, j'apprécie ce plat de temps à autre, le seul problème est de le déguster proprement : les doigts sont obligatoirement une aide précieuse. Mais ne dégustons-nous pas d'autres plats avec les doigts ?

Les français sont très friants de ces batraciens. En Vendée les gens en consomment énormément avec l'anguille et l'escargot. Ils aiment parcourir les marais ou les cours d'eau et chercher par-ci par-là avec leur épuisette et une canne à pêche spécialement conçue.

Bon de là à en manger oui ! mais les ramasser je ne peux pas donc j'achète mes cuissettes surgelées.

 

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Pour 3 personnes en entrée :

300 g de cuisses de grenouilles surgelées

1 brick de crème fraîche semi-épaisse

1 botte de persil

30 g de beurre

1à 2 C.S. d'huile d'olive

1 C.C. d'ail moulu

Sel et poivre

1 C.C. de curcuma (safran des indes)

 

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Rincer les cuisses à l'eau et les égoutter.

 

Les dorer 1 min à sec dans une poêle anti-adhésive pour éliminer l'eau restante.

Ajouter un mélange beurre huile et cuire 3 min en les retournant.

Ciseler du persil et l'ajouter avec la crème, l'ail, sel, poivre et le curcuma.

Mélanger délicatement et cuire encore 3 min environ.

Servir chaud avec du persil haché et un peu de crème.

 

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Un peu d'histoire :

Au seizième siècle les grenouilles étaient servies sur les meilleures tables, et Champier se plaignit de ce goût qu'il regarda comme bizarre, et il y a un siècle à peu près qu'un Auvergnat, nommé Simon, fit une fortune considérable avec les grenouilles qu'on lui envoyait de son pays, qu'il engraissait et qu'il vendait ensuite aux premières maisons de Paris où cet aliment était fort à la mode. »

On peut donc en déduire que ce met est consommé en France depuis cette époque. Dumas toujours nous dit qu' « En Italie et en Allemagne on fait une grande consommation de ces batraciens et les marchés en sont couverts, et les Anglais qui en ont horreur et qui, pour cela sans doute, faisaient il y a environ soixante ans des caricatures représentant des Français mangeant des grenouilles ... »

Pour les Anglais effectivement les Français sont par excellence des « mangeurs de grenouilles »  Frog-eaters, Français qu'ils surnomment donc plus ou moins affectueusement, en contractant l'expression précédente, Frogs ou Froggys.